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 Un amour mortuaire

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MessageSujet: Un amour mortuaire   Sam 26 Mai - 13:41

Faust VIII


Tout d’abord, il est d’usage de commencer par les présentations. Ce serait bien malvenue de la part d’un docteur ne sauter cette étape si importante, se connaître un peu mieux me permettrait de faire un bilan plus précis de votre anatomie qui plus est !
Mon nom est Faust VIII, je suis l’unique descendant d’une célèbre famille de médecin alors bien évidemment il était tout naturel que je me profile vers les études médicinales. Disons que c’était en quelque sorte une façon de respecter la mémoire de mes aïeux tout en me destinant vers un avenir qui je le souhaite puisse être aussi radieux et instructif que mes prédécesseurs.

Vous connaissez sûrement Lavanville et la triste réputation qui accompagne ce petit village reculé de Kanto n’est-ce pas ? Si ce n’est pas le cas alors je vous conseillerais bien amicalement de ne jamais poser un seul de vos souliers dans cette contrée. Peut-être vous demandez-vous pourquoi cette mise en garde si soudaine ? La réponse est simple, j’ai quelques antécédents là-bas qui font que je garde une image répugnante de cet endroit et ceci malgré la beauté des monuments mortuaires constituant les rumeurs de Lavanville.
J’avais choisi cette endroit pour poursuivre mes études, du fait de sa proximité avec un cimetière la bourgade était pour moi un endroit de rêve. Je m’installais donc dans une maison vide depuis seulement quelques semaines en compagnie de ma tendre épouse Elisa, nous n’avions pas tarder à saisir l’occasion de nous octroyer ce bien immobilier libéré suite au suicide de son ancien propriétaire ! Une chance divine que le passage dans l’au-delà de ce vieux garçon.
En tant que seul médecin dans les environs, j’avais de nombreux patients et rien ne me faisait plus plaisir que de les sauver de leurs tourments et de leurs maux. Chaque rendez-vous était important et je me consacrais entièrement aux bien-être des mes clients, cherchant des antidotes aux virus qu’on disait incurable. Cependant ils finissaient toujours par mourir, de vieillesse, de nouvelles maladies et d’accident.
Elisa était sage et rassurante, ma belle promise me rassurait lorsque dans mes moments de faiblesse j’envisageais de tout plaquer, nous nous aimions passionnément. Au fil des années, cette splendide créature devenait une addiction pour moi et je craignais que la mort ne l’emporte elle aussi, cette idée hantait mon sommeil au point que je souffrais d’insomnies régulièrement.
Au final, la mort est la finalité de toute choses alors pourquoi se battre pour survivre ? Mais si je pouvais trouver une solution pour vaincre la mort, alors peut-être mes insomnies cesseront de me faire souffrir et Elisa et moi serons unis à jamais.
C’est en posant ma main sur le manche en bois de cette pelle que je fit la promesse de consacrer ma vie à la résolution de cette énigme, je savais que je finirais par y perdre mon âme mais c’était un sacrifice bien dérisoire face à l’importance de cette question, percer le mystère de la vie et contrôler l’inéluctable pour s’élever au rang du divin.
De nombreuse semaines passèrent et c’était dans ma cave que je cherchais sans cesse le moyen de trouver une méthode de parer la mort, mes insomnies me parurent tout d’un coup une occasion idéale pour chercher des corps dans les cimetières pour mieux les étudier. J’autopsiais, je cultivais mes connaissances, je perpétuais les travaux de ma lignée en toute quiétude mais un hic se posait, mon aimée Elisa se souciait de mon état de santé car je maigrissais à vue d’œil, des cernes noirs apparaissaient sur mes joues creuses et doucement la folie me guettait.
« Faust, je t’en supplie » me disait-elle pour que je cesse de travailler.
J’étais comme envoûté, assoiffé par le désir insatiable de savoir et de connaissance qu’il était impensable de m’arrêter.
Pendant encore de nombreuses semaines chaque soir j’allais chercher dans les cimetières d’autres cadavres pour m’amuser, je souriais en plongeant mes mains dans le sang de ces innocents que je venais tout fraîchement de déterrer mais une petite voix dans ma tête me chuchotait que ce n’était pas assez. Elisa ne comprenait toujours pas pourquoi je m’évertuais à continuer d’ausculter illégalement tout ces sujets malgré mes explications scientifiques et logiques.

Un jour ma vie basculait peu après m’être assoupie sur ma table d’autopsie, je ne pourrais affirmer le temps exact qui s’était écoulé mais ce que je fit lors de mon réveil, fut de remonter les escaliers en posant ma main gantée d’un latex coloré par le sang de mes cobayes sur le bois épais de la rampe.
Quelque chose clochait car je n’entendais plus les supplications de ma douce Elisa, et la cause de ce silence était d’une simplicité extrême.
Elisa était là juste devant moi, attachée comme un rat de laboratoire sur ce mur de papier, le sang coulant sur ses vêtements blancs, les outils qui la maintenant étaient des ciseaux chirurgicales, je prenais ma tête dans mes mains et m’agenouillait pour hurler ma peine et mon désarroi devant cette scène morbide et un flash me survint tout d’un coup, je me voyais l’écarteler et couper sa peau pour l’autopsier.
Le diable m’avait manipulé et dans une perte de conscience momentanée j’avais fait d’elle mon nouveau jouet.

« Elisa ! Mon amour s’il te plait supplie-moi. Cette fois-ci je t’écouterais mais je t’en prie parle-moi !! »

Un long silence s’en suivit, elle ne répondait pas alors dans une geste de tendresse je me suis approché et je l’ai embrassé amoureusement. Elisa me semblait être encore plus somptueuse que d’habitude, elle était tranquille et reflétait l’image même que je me faisais de la pureté.
Tendrement je l’ai détaché et c’est un air chevaleresque que j’ai amené ma dulcinée dans la cave pour l’autopsier.

« Sois sans crainte mon amour car un jour je te réveillerais, et à tes cotés je veillerais pour l’éternité. »

Je n’avais pas envie de la voir se décomposer, je n’aurais pas pu le supporter alors avec l’aide de mon scalpel, j’ai dénudé la belle jusqu’au os. Les autorités m’avaient déjà interpellé et si jamais elles m’attrapaient avec le sac des ossements d’Elisa sur mon épaule, je craignais d’être dans l’obligation de restreindre voir d’éteindre entièrement mes activités.
Depuis cette mésaventure j’erre un peu partout, avec filant à mes cotés ce fidèle allié qui tout comme moi à fait l’expérience de la perte précipité d’un être cher. Ce Pokémon porte sur lui les ossements de sa maman, ce fidèle Osselait, qui file à mes cotés, me permet de sourire, malgré la tragédie qui constitue l’histoire de ma vie.

Ouvrez l’œil si jamais vous abordez les frontières d’une mausolée, d’un manoir ou d’un tombeau car je pourrais vous aborder pour faire de vous un des mes sujets.


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