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 Je n'aime pas jouer avec le feu. Je préfère quand il me ronronne dessus. [UC]

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MessageSujet: Je n'aime pas jouer avec le feu. Je préfère quand il me ronronne dessus. [UC]   Dim 27 Avr - 0:13

Comment tu t’appelles ? « Déjà, on commence par dire « Bonjour ». Ensuite, je suis Lisbeth. »

Superbe prénom, et t'as quel âge ? « Tu es intéressé ? 19 ans, vieux. Pas trop déçu ? »

Dans quel région es tu actuellement ? « Kanto ! J'aime cet endroit. »

Ah au fait, c'est quoi ton métier exactement ? « Ecrivain. »

Et quel est ton Pokémon ? « Regarde à côté de moi. Tu ne la vois pas ? Elle et ses deux kilos de muscles, de plumes et de chaleur ? C'est Ban, ma Poussifeu. »

Okay, et dis moi à quoi tu ressembles maintenant.

Un soulèvement de sourcil désabusé face à la question ; Lisbeth se figea une seconde, sans savoir réellement quoi répondre. Dans un automatisme presque fatidique, ses yeux chutèrent sur son propre corps, glissant le long de cette silhouette mince qu'il n'avait que toujours et trop recouverts par des effets noirs. Ce jean, ce haut sombre, ces chaussures en cuir souple, et ce blouson à double épaisseur qu'il ne quittait pas, ou trop peu pour que cela se remarque considérablement. Sans effleurer ses vêtements ; par l'esprit, il glissa sous la couche de tissus. Il connaissait son corps, presque par cœur, lui accordant cette importance équilibrée au reste de sa vie qui lui faisait posséder cette chair, ces muscles, cette peau avec une harmonie mentale calculée, maîtrisée. Il connaissait sa peau et son grain serrée, il connaissait la fragilité de ses articulations, mais la souplesse et la résistance de ses muscles, entraînés par la pratique du karaté. Il connaissait ses phalanges et leur charge explosive quant il venait à frapper du poing sur n'importe quelle surface. Il connaissait son maintient souple, ni vraiment droit, ni vraiment courbé. Il savait aussi la forme qu'adoptait la crinière sauvage qui se rebellait constamment sur son crâne : mèches de jais en bataille, complètement folles entre elles. Il connaissait ses yeux et leurs éclats magnétiques, moqueurs. Il se connaissait. Presque aussi bien qu'il connaissait Ban. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire pointu.

« Non. »


Et comment tu te comportes seul, avec les autres... 5 lignes complètes demandées
Qu'as tu à me raconter à propos de ton passé ? Assieds toi, et écoute.



Episode 1. « Rencontre avec Ban. »

« Maman. Je ne veux pas être le meilleur. »

Souvenir d'un après midi égaré au milieu du reste de mes souvenirs. Souvenir d'une journée qui se faisait pourtant inoubliable, puisque prémices des esquisses qui se dessineraient devant moi, devenant le futur de ce que je serais, tapissant le passé de ce j'étais. Souvenir de mes dix ans, de cette journée où, relevant mes yeux sombres vers ma mère, j'avais affirmé ma volonté d'exister. Enfance-ignorance, enfance-génie, enfance-candide, enfance-souffrance, je ne savais pas encore, à ce moment là, tout ce que j'aurais à affronter. Je ne savais pas ce qu'il y avait au delà du seuil de ma porte, je ne savais pas comment je ferais pour affronter cette vie, mais j'avais conscience de plusieurs choses, et cela, j'en faisais mes armes et mes défenses à la fois. Je savais qu'il me faudrait un Pokémon. Je savais que je voulais devenir dresseur. Je savais aussi que j'empruntais la même voie que des centaines d'enfants avant moi dans cette ville. Et je savais que je ne voulais pas leur ressembler. Je savais que je voulais être différent. Ni meilleur, ni pire, ni plus intelligent, ni plus remarquable que tous ceux qui m'avaient précédés ; non, ça n'était pas mon objectif.

Je ne voulais simplement pas être comme eux. Je voulais tracer une voie qui n'appartiendrait qu'à moi, et qui ne me ferait pas me faire m'oublier dans la communauté de parcours suivis par toute une globalité. Je voulais être différent. Tout simplement. Sans orgueil, sans prétention, sans violence ou ambition. Je voulais être moi. A dix ans, en relevant mes yeux vers ma mère, en resserrant la sangle de mon sac, j'avais affirmé ses mots, sans y croire plus que je ne pourrais le croire par la suite. Le savais-je ? Ces mots-là devenaient les précurseurs de la liberté à laquelle je tendrais vers l'avenir. Une liberté affranchie de toute idée de compétition, de frustration,  de comparaison. Juste moi. Être moi.

(…)

Le petit attroupement que formaient  des garçons et des filles de mon âge autour du professeur Honji était trop grouillant pour que je m'en approche. Quoique sociable, aujourd'hui, j'avais décidé de ne pas me mêler à ces enfants qui s'étaient levés ce matin dans le désir de posséder leur premier Pokémon. Quelques mètres plus loin, certains tenaient déjà entre leurs mains les billes irisées qui réfléchissaient les éclats d'un soleil baignant le bonheur de ces rencontres. Des Pokémons étaient sortis de la Pokéball offerte, et de loin, je reconnus un de mes camarades, Lukas, qui était penché au dessus de la forme d'un Germignon. Un sourire fragile effleura mes lèvres, et je reculais d'un pas. Lukas avait toujours désiré avoir ce starter là. Depuis que nous nous connaissions, je ne lui connaissais aucun autre Pokémon aimé. Il n'avait d'yeux que pour cet adorable petit être vert, aux yeux faisant briller les siens. J'étais content que Lukas ait son Germignon, aujourd'hui, mais le voir ainsi sourire devant un être qui, je le savais d'avance, deviendrait le plus important de ses compagnons, me fit frémir. Un long frisson qui glissa dans mon dos, me faisant reculer d'un pas, dans l'ombre de l'arbre derrière lequel je m'étais caché pour observer la foule d'enfants.

Je ne savais pas quel Pokémon je voulais.

Naturellement, j'y avais longuement réfléchi. Naturellement, j'avais des préférences. Mais aucun des Pokémon que proposaient les statistiques importantes de notre région ne me plaisait vraiment. Pas que je ne les aimais pas ; mais aucun n'avait vraiment fait frémir mon cœur. Et j'aurais aimé avoir ce coup de foudre. Aujourd'hui, l'heure du choix approchait pourtant à grands pas, et je savais qu'il me faudrait refermer la main sur une Pokéball qui contiendrait ce Pokémon qui serait mon premier partenaire. Pour toujours.

Alors, fermant les yeux, j'inspirais profondément.
Refusant de bouger de ma place durant l'heure qui suivit, j'observais, petit à petit, les enfants quitter le laboratoire du professeur Honji, une Pokéball dans la main, ou un Pokémon à leur côté. Lukas était parti depuis longtemps, rentrant peut-être vers chez lui. Il n'avait pas vraiment l'âme d'un dresseur. Lui, il voulait juste son Germignon. Vivre une vie d'aventure, avec des risques, des dangers, de la souffrance, ça ne l'intéressait pas. Et je le trouvais honnête de reconnaître cela.

Bientôt, il n'y eut plus d'enfants. Je considérais alors que c'était à mon tour d'y aller. Rejetant en arrière les mèches trop longues qui tombaient devant mes yeux, laissant un sourire glisser autant sur mes lèvres que dans mes yeux, j'allais jusqu'à la porte du laboratoire. Ce fut l'assistant du professeur qui m'ouvrit, avec un air surpris, me jetant au passage un petit « Mais tu es en retard, toi ! », et me conduisant au travers des lieux. Au milieu de son lieu de travail, entouré par d'énormes ordinateurs autant que de rayonnages remplis de livres, Honji releva les yeux d'un dossier qu'il venait certainement d'ouvrir, lorsqu'il nous entendit arriver.

« Swan. »

Il n’y avait pas de formalité dans sa voix. Juste une sorte de résignation, qui me tira un sourire douloureux. Je savais que je m’étais fait remarquer, en ne venant pas à l’heure. Honji était un ami de ma mère. Il s’était attendu, certainement ; à ce que je sois parmi les premiers. Il n’y eut cependant pas les remontrances auxquelles je m’attendais. Il se leva, contournant le bureau, et se campa devant moi.

« Tu sais, je n’ai plus beaucoup de Pokémon, maintenant. »
« J’imagine, Professeur. »

Pas d’intonations particulières dans ma voix, mais aurais-je pu expliquer à l’homme qui se tenait en face de moi, cette conviction qui brûlait dans ma poitrine, et que je n’arrivais pas vraiment à m’expliquer à moi-même ? Il se détourna néammoins, et prenant cela comme une invitation silencieuse, je le suivais. Nous nous dirigeâmes vers l’escalier qui menait vers le haut de son laboratoire, et en silence, il me fit entrer dans une petite pièce au bout d’un couloir. Lumineuse, celle-ci comportait le matériel nécessaire à tout ce que pouvait dégager le cliché d’un prof. Pkm. Des yeux, je survolais les technologies nouvelles et variées, pendant que Honji récupérait un objet cylindrique et épais sur une étagère. Il se retourna vers moi, et sans un mot, me fit signe de le suivre, pendant que nous redescendions à l’étage inférieur. Là, il me désigna l’extérieur, la cour derrière son laboratoire.

« Prends ton temps. Et quand tu auras choisis, reviens me voir. »

Il me tendit la boite, et sachant désormais pertinnemment ce qu’elle contenait, j’obéissais à sa directive, allant jusqu’à l’arrière cours.

Là, je m’assis à même le sol, déposant mon sac dans la poussière, et la boite devant moi. Otant la crosse de sécurité qui maintenait fermé l’objet, je pressais le bouton, et le couvercle se souleva, dévoilant trois pokeball. J’inspirais profondément.

(…)

« Prof. Honji ? »

Il releva la tête, son ordinateur éclairant la pièce d’un halo bleuté. Je lui tendis deux Pokeball, maintenus entre mes doigts. Sans bouger, sans feindre le moindre mouvement, il m’interrogea du regard. La nuit était tombée depuis longtemps, et je devinais sa question silencieuse.

« J’ai choisis. Elle s’appelle Ban. C’est la poussifeu. »

Honji sourit doucement, et contre ma jambe, la minuscule créature qui venait de tailler sa place dans mon cœur à grands coups dévastateur sembla émettre un ronronnement satisfait. Je souriais.

(…)

Mes doigts effleuraient la courbe de son crâne rond. Endormie, la minuscule Pokemon dévoilait ce qu’elle était complètement. Adorable. Fragile. Un sourire léger courut sur mes lèvres, dissipé par le vent. C’était notre première nuit ensemble. Notre première nuit avant des milliers d’autres, et ce jusqu’à notre mort. Elle devenait ma partenaire, mon Pokémon, ma starter, en vue de ce qu’elle était déjà ; mon amie. Le choix n’avait pas été très compliqué. J’avais compris, en posant les yeux sur elle, qu’elle voulait, autant que je lui demandais, être ma Pokemon. Et je comprenais enfin mon père. Je comprenais le lien qu’il avait tissé avec sa propre Mélofée. Je comprenais, alors qu’enfant, je me demandais pourquoi est-ce que maman n’était pas jalouse de cet être intelligent, mais à la forme on ne peut moins humaine. Je compris que les Pokémon étaient bien plus que tout ce que j’avais cru comprendre jusque là. Il y avait l’amour. Il y avait cette communion des âmes qui se faisaient.


J’avais quitté ma mère, ma maison, mon enfance, peut-être. J’avançais, désormais. Je savais ce que je ne voulais pas être. Je ne savais pas encore ce que je devais faire, où je devais aller.

Le matin m’apporta la réponse.

Endormi, j’avais serré Ban dans mes bras, me laissant border par ses sortes de ronronnements chauds, et la chaleur que dégageait son plumage. Je me réveillais doucement, l’esprit encore embrumé, son prénom résonnant doucement dans ma tête, quand un coup de pied vint me cueillir dans l’estomac. Envoyé roulé, je fus réveillé d’un coup, choqué.

Debout, attrapant d’une main le crâne de Ban, l’homme qui se tenait devant moi ne laissait aucun doute sur son identité. Habillé de sombre, sans signe distinctif, tout en son attitude hurlait pourtant son professionnalisme. Voleur de pokémon.

« Lâche-la. »

Je m’étais exprimé faiblement, mais ma voix n’avait pas tremblé. Il sourit. Sans méchanceté, sans once de moquerie. Il sourit simplement, parce que j’étais le faible, et qu’il était le fort, et que toute la situation hurlait le risible de ma demande. Il crispa ses doigts sur le crâne de Ban qui émit un couinement terrifié, et sortant une seringue de la sacoche qu’il avait accroché à sa hanche, il lui planta dans la nuque. Dans un retournement furieux, Ban vint le mordre au poignet, et sous la douleur, l’homme lâcha la seringue.

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Lilianne O'Connord
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MessageSujet: Re: Je n'aime pas jouer avec le feu. Je préfère quand il me ronronne dessus. [UC]   Mer 28 Mai - 23:36

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